Cajou Filière noix de cajou : le Burkina Faso produit en moyenne 25.000 tonnes par an, soit 5% de la production africaine

L’avenir de la filière noix de cajou préoccupe les acteurs burkinabè qui, de concert avec des organisations comme l’Alliance africaine de la noix de cajou (ACA), multiplient les rencontres en vue de relancer la filière. 

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Filière noix de cajou : le Burkina Faso produit en moyenne 25.000 tonnes par an, soit 5% de la production africaine

La noix de cajou constitue une source importante de devises pour le Burkina Faso et occupe plus de 100.000 personnes. Au niveau mondial, le marché des noix de cajou est en pleine expansion. De nouveaux pays se lancent dans cette activité.

La production mondiale est de l'ordre de 1.575.000 tonnes et d'après les statistiques, en 2010 elle atteindra les 2.500.000 tonnes. En Afrique, les principaux producteurs sont par ordre d’importance la Tanzanie, la Guinée-Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mozambique et le Nigeria.

Au Burkina Faso, la production moyenne annuelle de noix de cajou s’établie à seulement 25.000 tonnes dont 10% de transformation sur place et le reste exporté à l’état brut vers l’Inde et le Vietnam, qui sont aujourd’hui les champions du monde de la transformation. Le produit fini se retrouve ensuite sur la table des Américains (50% de la consommation mondiale) et des Européens (environ 25%).

Plusieurs facteurs entravent le véritable développement de la filière au Burkina Faso, notamment les problèmes organisationnels, l’accès au financement, la formation et l’accompagnement des acteurs dans la professionnalisation. La qualité de la noix, de plus en plus critiquée par les acheteurs, est le fait du manque de formation et d’encadrement des producteurs.

En vue d’ajouter de la valeur à la noix à travers la transformation, on a procédé le jeudi 18 juin 2009 à la pose de la première pierre d'une unité de transformation de noix de cajou dénommée ANATRANS SARL. ANATRANS SARL est une des filiales de ANASTASI SA, société créée par While Bird internationale, une entreprise hollandaise. ANATRANS transformera 3 500 tonnes par an et créera 506 emplois directs. Un montant de 650 millions a été consacré à la construction cette unité démarrera ses activités en 2010.

D’autres programmes existent et visent à promouvoir la noix de cajou au Burkina. On peut citer à titre d’exemple le Projet d’appui à la filière anacarde dans la région des Hauts Bassins qui a démarré ses activités en janvier 2009, avec le soutien de l’Union Européenne et de la Région Rhône-Alpes/France.

On espère que la transformation ajoutera plus de valeur à la noix et fera des revenus supplémentaires pour les paysans du Bazéga, de la Comoé, du Houet, du Kénédougou, de la Léraba, du Ioba, du Noumbiel, du Poni et de la Sissili qui en sont les principaux producteurs au Burkina Faso.

BAMBIO Z. françois,pour Investir-bf.info

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