Haricot Le haricot vert burkinabè : Après une chute des exportations de plus de 66% entre 1998 et 2007, la situation n’est guère à la reprise

L’Union des coopératives et maraîchers du Burkina (UCOBAM) est l'une des premières structures à se lancer dans la production et l’exportation des fruits et légumes depuis 1968.

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Le haricot vert burkinabè : Après une chute des exportations de plus de 66% entre 1998 et 2007, la situation n’est guère à la reprise

Son produit-phare, le haricot vert a fait connaître le Burkina dans le monde entier. Depuis la chute vertigineuse de l’exportation du haricot vert à la campagne agricole 2002-2003, la filière sombre dans un marasme économique sans précédent. 

La chute de la production serait venue du désengagement de l’Etat burkinabè et de la libéralisation de la filière haricot vert dans les années 93 , toute chose ayant permis la naissance d’exportateurs fictifs. Depuis cette période l’UCOBAM n’arrive plus à financer un grand nombre de coopératives. Toutes les coopératives paysannes qui vivaient grâce à cette structure, ont logiquement disparu, entraînant ainsi la chute vertigineuse de la production de haricot vert au Burkina Faso. Les statistiques, bien que produites de façon irrégulière, indiquent une chute des exportations de haricot vert de 3 000 tonnes en 1998 à moins de 1 000 tonnes en 2007, soit une baisse de 66,6 %. De 2007 à 2010, la situation n’a guère évolué et la baisse se poursuit.

Le haricot vert du Burkina dont le principal débouché est l’Europe, plus particulièrement l’Italie, a pris alors un coup. Aujourd’hui encore, de nombreuses coopératives sont impliquées dans la filière mais le recul causé par la crise reste difficile à rattrapé. Il faut également prendre en compte la baisse de la demande sur le marché international et l’arrivée sur le marché des concurrents marocains, sénégalais et égyptiens qui acheminent également leur haricot vert par bateau vers l’Europe. Un autre facteur défavorisant est le coût du transport aérien, qui rend l’exportation du haricot vert burkinabè vers l’Europe trois fois plus cher comparativement à ces concurrents.

La solution pour une relance pourrait être la re-implication de l’Etat dans la filière en vue d’une meilleure organisation de la production et des exportations. En attendant, coopératives et ONG s’organisent comme ils le peuvent, et essaient de tirer profit d’une filière en perte de vitesse.

BAMBIO Z. François,pour Investir-bf.info

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