Cajoux | Mangues Mangue et noix de cajou : un projet pour soutenir la commercialisation et la transformation

Le secrétaire général du ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, Bernard Zougouri, a lancé

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Mangue et noix de cajou : un projet pour soutenir la commercialisation et la transformation

le 2 décembre 2014 à Bobo-Dioulasso, les activités du Projet d'appui à la commercialisation de mangue séchée et de noix de cajou transformée au Burkina Faso.

D'une durée de trois ans, ce projet doit permettre à terme, d'augmenter les recettes d'exportation et les revenus des acteurs de ces deux filières.

Le Projet d'appui à la commercialisation de mangue séchée et de noix de cajou transformée a un coût de 1,6 milliard de F CFA et doit durer trois ans. Il doit permettre de renforcer les capacités techniques et organisationnelles des acteurs de la filière de la mangue et de la noix de cajou. Il a aussi pour objectif, d'améliorer les capacités technologiques des unités de transformation de ces produits. Le projet vise par ailleurs, à accroître de 20%, le volume des exportations de mangue séchée et de noix de cajou transformée de qualité et d'améliorer l'accès des acteurs aux services de financement. Il vise aussi à augmenter les revenus des acteurs de 10% et la création de 150 emplois au sein des unités de transformation et de commercialisation. Le projet sera exécuté par l'unité nationale de mise en œuvre du cadre intégré renforcé, en collaboration avec l'Organisation néerlandaise de développement (SNV). C'est d'ailleurs le Cadre intégré renforcé (CIR) qui a fait une étude ayant abouti au choix de la mangue et de la noix de cajou comme filières importantes pour le Burkina Faso, en matière d'exportation. Ce diagnostic a montré, selon son coordonnateur, Seriba Ouattara, que les exportations de mangue séchée et de noix de cajou restent confrontées à des contraintes comme l'inadaptation des technologies, les coûts élevés de production et les difficultés d'accès au crédit auprès des structures de financement. Le projet va donc contribuer à résoudre les difficultés de ces deux filières, a souligné M. Ouattara. Mais l'intervention du projet, a précisé le secrétaire général du ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'artisanat, Bernard Zougouri, sera focalisée sur les maillons de la transformation et de la commercialisation. Pour le secrétaire général, c'est dans «un souci d'efficacité et d'efficience que ce choix a été opéré, dans la mesure où le projet sera mis en œuvre en parfaite synergie avec d'autres initiatives plus larges dans les deux filières». Bernard Zougouri a traduit la reconnaissance du gouvernement au Cadre intégré renforcé pour son assistance dans l'élaboration et le financement du projet et aussi à la SNV pour son engagement à accompagner le Burkina Faso dans ses efforts de développement. Fruit de la collaboration de six institutions internationales, le CIR a pour objectif, d'accroître la capacité des pays les moins avancés à s'intégrer dans le système commercial multilatéral, afin de réduire la pauvreté et de bénéficier d'un accès accru aux marchés. Ces institutions sont la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et le Centre du commerce international (ITC). Le président de l'Association interprofessionnelle de mangue au Burkina Faso, Paul Ouédraogo a salué la naissance de ce projet qui viendra, selon lui, soutenir leurs activités de transformation et de commercialisation de leurs fruits.
Ce sont plus de 250 000 tonnes de mangues fraiches et plus de 600 tonnes de mangues séchées qui sont produites par an au Burkina. La filière noix de cajou compte plus de 50 000 travailleurs et comprend six unités de transformation.


Adaman DRABO

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