Souchet | Cyperus esculentus Souchet : le Burkina produit plus de 16.000 tonnes par an  

Valoriser le souchet ou pois sucré (Cyperus esculentus) à travers des petites et moyennes entreprises (PME), telle était l’ambition affichée du Ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

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Souchet : le Burkina produit plus de 16.000 tonnes par an  

A cet effet, un projet triennal (2013-2015) de plus de 238 millions de F CFA pour développer la filière a été initié en janvier 2014.

Produits à près de 16 000 tonnes par an dans les régions des Hauts-Bassins, la Boucle du Mouhoun, le Sud-ouest et les Cascades, le souchet est récolté pour l’exportation ou la consommation locale. Toutefois, la filière est confrontée à l’indisponibilité des variétés améliorées, au manque d’outils de production et de transformation et à l’inorganisation des acteurs.

Le projet de valorisation du souchet lancé en janvier 2014 à Bobo-Dioulasso vise à permettre aux producteurs d’améliorer leur système de production, de lutter contre la pauvreté en milieu rural et d’améliorer la sécurité alimentaire, mais aussi et surtout de favoriser l’émergence des PME exerçant dans le domaine du souchet.

Pour la coordinatrice du projet, Aguiratou Sawadogo, chercheur à l’IRSAT, l’accent sera mis sur la productivité et la mécanisation des opérations de récoltes et post-récolte et l’amélioration de la technologie de transformation. Le projet permettra aussi de diversifier les formes d’utilisation du souchet tout en renforçant les capacités des acteurs. A cet effet, plusieurs structures dont celles de la recherche (l’IRSAT, l’INERA, l’IRSS, l’UO, l’UPB), des PME et les producteurs eux-mêmes sont partie prenante du projet. Les activités initiées par le projet consisteront à former les producteurs aux bonnes pratiques culturales, à la transformation et de la commercialisation à travers une plate-forme multi-acteurs

Selon les chercheurs le souchet à une qualité nutritionnelle exceptionnelle. Il contient de la matière grasse, des glucides, des protéines, des minéraux et de la vitamine. Il peut être consommé comme des arachides ou transformés en jus ou lait appelé, en farine, en huile mais aussi en produits divers comme des tourteaux et des gâteaux.

Bien encadrée, la filière peut générer d’importants revenus au profit des producteurs. Espérons que les récents changements politiques qu’a connus le pays ne fassent pas obstacle à la poursuite de ce projet.  

BAMBIO Z. françois, pour investirauburkina.net 
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