SNSOSUCO | Sucre Industrie : Il faut sauver la SN-SOSUCO !!!

Par la présente, j’interpelle les autorités de la Transition, le Président Michel KAFANDO, le Premier Ministre Yacouba Isaac ZIDA,

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Industrie : Il faut sauver la SN-SOSUCO !!! Crédit photo : lefaso.net

le Président du Conseil National de la Transition Chérif SY à jeter un regard des plus préoccupants sur la situation de la SN-SOSUCO.

En effet, c’est après le 2ème reportage de la RTB-télé du 26 mars 2015 sur la SN-SOSUCO, que j’ai décidé d’écrire surtout pour proposer des solutions à la mévente à laquelle fait face ladite société depuis un certain temps. Cette mévente est surtout due à certains importateurs usant de fraude. Récemment d’ailleurs, la presse faisait écho d’une quarantaine de camions saisis par la gendarmerie de Banfora le 18 mars 2015 et qui, jusque dans la soirée du 20 mars 2015 était toujours stationnés devant la nouvelle mairie. Cette fraude mine tout le secteur industriel national. Pour sauver la SN-SOSUCO, je propose deux solutions : l’une urgente et l’autre d’ordre administratif et ou législatif.

La première consiste à acheter le stock de mévente estimé à 32 000 tonnes d’abord pour éviter le dépôt de bilan à la SN-SOSUCO dès ce mois d’Avril 2015, ce qui engendrerait la perte de près de 10 000 emplois directs et indirects. Dans un pays à revenu faible comme le nôtre, l’Etat est le sauveur par excellence, ici à travers la Fonction Publique, l’Armée Nationale et pourquoi pas le secteur privé ? 
Voici les calculs : si chaque fonctionnaire à partir de fin avril recevait 5 kg ou 5 paquets de sucre pendant 6 mois, soit 30kg de sucre multipliés par au moins 120 000 fonctionnaires, alors on aurait 3 600 000 kg de sucre sortis, soit 3 600 tonnes moins les 32 000 tonnes de stock , il resterait alors 28 400 tonnes à repartir entre tous les importateurs de sucre du Burkina puisque responsables de la mévente actuelle de la SN-SOSUCO et aussi pour PATRIOTISME industriel et commercial.

En chiffres : 1fonct x 5kg x 6mois : 30kg x 120 000 fonctionnaires : 3 600 000 kg / 1000 : 3 600 tonnes – 32 000 tonnes : 28 400 tonnes / Importateurs de sucre.

Et cela, sans compter l’Armée Nationale, le secteur privé, et même les retraités qui seraient probablement intéressés. On appelle ça PATRIOTISME pour ceux qui ont déjà oublié et ce patriotisme ne coûterait qu’environ 3000 fcfa par mois aux fonctionnaires pendant 6 mois, soit environ 18 000 f cfa pour sauver près de 10 000 emplois directs et indirects et avoir du sucre pour ses besoins ou le partager avec ses proches ou les plus démunis. Il va de soi que le Ministère de l’Economie et des finances supervise une telle opération à travers la Solde et d’autres aspects que je ne maîtrise point. Une idée m’est venue lorsque j’écrivais : chaque année, les fonctionnaires musulmans pourraient à l’approche du jeûne, solliciter une grande quantité de sucre et régler les frais par la Solde, mais ceci n’est qu’une idée.

La seconde solution est plus administrative et ou législative et concerne plus le Ministère du commerce et les Douanes qui doivent travailler de concert à faire respecter la législation en cours. Les textes existent, seulement ils ne sont pas appliqués, sinon il n’y aurait pas tant de fraudes au point de créer une mévente au niveau de la SN-SOSUCO et d’autres sociétés. Si la législation actuelle est molle, on pourrait la renforcer pour protéger notre socle industriel.

C’est ce que font les capitalistes de l’autre côté : le Président Obama a fait garantir plus de 1000 milliards de dollars pour l’Industrie Automobile et les Banques et Assurances à partir de 2009 pour protéger des centaines de milliers d’emplois ; nous n’avons ni les milliers de milliards de dollars, ni non plus des centaines de milliers d’emplois à protéger, mais nous avons juste quelques milliards de fcfa grâce à la participation de tous, pour sauver près de 10 000 emplois directs et indirects.

Pour finir, j’exhorte les autorités de la Transition à sauver la SN-SOSUCO, et surtout à protéger notre tissu industriel naissant et donc très fragile par une législation sévère mais juste ; il y va de notre stabilité à court, moyen et long terme.

DABIRE A. Angelin , citoyen très préoccupé 
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