Karité | beurre Beurre de karité : la reprise des exportations se confirme

Au Burkina Faso, la production de beurre de karité génère une part non négligeable des revenus du pays.

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Conditionnement beurre de karité Conditionnement beurre de karité - Crédit photo : mamor-import-export.com

Les recettes d’exportation de beurre de karité ont atteint 4 milliards 828 millions de FCFA en 2008 avant de dégringoler de plus de 90% pour se situer à seulement à 465 millions de  FCFA en 2009. Au cours de la même période, les quantités exportées ont reculé de 66%, passant de 1029,2 tonnes à 349.9 tonnes.

Mais depuis 2010, la reprise des exportations se confirme lentement mais sûrement. De 2012 à 2013, les revenus d’exportations ont progressé  de 61%, passant d’1 milliard 813 millions à 2 milliards 934 millions. Si la même tendance se maintient, les recettes d’exportation de beurre de karité devraient avoisiner 7 milliards de FCFA en 2015.

Tous les indicateurs de reprise sont au vert et augurent une relance des exportations vue la forte demande des industries de cosmétiques ces dernières années. Le beurre de karité est un véritable filon d’or au regard de l’avantage comparatif dont joui le Burkina Faso en matière de production de karité.

Des géants de l’industrie cosmétique comme l'Oréal, Body Shop, OLVEA ou encore l'Occitane utilisent de plus en plus le beurre de karité burkinabè dans la fabrication de leur produits. Occitane, à lui seul, achète plus de 100 tonnes de beurre de karité par an directement sur le marché burkinabè auprès des groupements et associations de femmes.

Si la tendance est à la reprise, se conformer exigences du marché international en termes de normes s‘impose désormais aux producteurs. Il est donc impératif de former les acteurs de la filière et surtout d’organiser au mieux les maillons de la production et de la commercialisation du beurre de karité, gage d’une meilleure rentabilité économique de la filière.    

Le karité représente un avantage comparatif certain pour le Burkina Faso. Selon une étude menée en 2010 au Burkina Faso par l’USAID et publiée dans le New York Times, une recette de 1000 dollars sur la vente du beurre rapporterait jusqu’à 1580 dollars supplémentaires une fois réinjectée dans d’autres activités de l’économie locale.

Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Le parc de karité est non seulement vieillissant mais de plus en plus menacé. Les sécheresses répétitives, la coupe abusive du bois et  les feux de brousse constituent un implacable danger pour cet « arbre à beurre » dont dépend une proportion importante de femmes au Burkina Faso.

BAMBIO Z. François, pour investirauburkina.net

 

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