Fruits | Banane Banane : la production ne répondra pas de sitôt à la demande locale

Il ya à peine 50 ans que la banane est cultivé au Burkina Faso.

  •  
  •  
Banane : la production ne répondra pas de sitôt à la demande locale

Au Burkina Faso la banane figure parmi les produits fruitiers les plus consommés et le troisième fruit le plus produit après la mangue et les agrumes. Entre 2009 et 2012 les quantités de bananes produites ont presque triplé, passant de 18 606 à 50 571 tonnes. Quant à la valeur de la production, elle est passée de 1.685 milliards en 2007 à 6.2 milliards en 2012. Pour cette année 2015, ce sont 100 000 tonnes de bananes qui sont attendues pour un revenu estimé à 10 milliards de F CFA.

Bien que la production de bananes se soit accrue ces dernières années, l’offre de bananes n’est toujours pas prête à répondre conséquement à la demande locale, si bien que la banane n’est officiellement pas exportée, même si les acteurs de la filière estiment à environ 6000 tonnes la quantité totale de bananes écoulées annuellement vers le Niger et le Mali.

La production couvre partiellement la demande locale, obligeant le pays à importer de la banane du Ghana et de la Côte d’Ivoire pour combler le déficit sur le marché national.

On enregistre une nette progression des quantités de bananes importées. Elles sont passées de 1 146,1 tonnes en 2008 à 5 084,6 tonnes en 2013, soit une évolution de plus de 300%, toute chose qui dénote d’une demande locale en constante hausse. 

Pour ce qui est des revenus générés par le commerce de la banane, ils sont très motivants. La tonne de banane est vendue à 120 000 FCFA  pendant la période allant de septembre à novembre et à 140 000 FCFA pour les autres périodes de l’année. Le coût d’un camion de banane plantain, tous frais confondus, avoisine 4 500 000 F CFA. Vendu à Ouagadougou et au détail, le bénéfice généré se situe autour de 1 500 000 FCFA.

La banane est incontestablement une filière d’avenir au Burkina Faso. L’entrée dans la filière d' « agrobusiness men » aux gros moyens a contribué à rehausser le niveau de la production. Au total, on dénombre environ 700 producteurs, 2000 distributeurs et 2 500 transformateurs impliqués dans la filière.

Malgré ce dynamisme de la filière, la production reste insuffisante pour satisfaire la demande locale. Les importations de bananes iront crescendo jusqu'à ce que la production amorce un réel décollage.

BAMBIO Z. François, pour investirauburkina.net

  •  
  •  
Dernières publications