Mangues | manguiers | vergers Mangues : accroître les exportations, dernier rempart

Au Burkina Faso, la production fruitière est en pleine expansion avec une prédominance pour la mangue et les agrumes.

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Photo utilisée à titre d'illustration Photo utilisée à titre d'illustration - Crédit photo : lejecos.com

La production de mangues a atteint 404 400 tonnes en 2014 contre une moyenne annuelle estimée à 337.100 tonnes. Si le niveau de la production s’est considérablement amélioré, la commercialisation demeure le maillon faible de la filière. Seulement 2% de la production est exportée à l’état frais et une part très négligeable séchée et également vendue sur le marché international.

Malgré ce faible niveau des exportations, la filière est pleine de promesses et génère annuellement environ 12 milliards de francs CFA de recettes.

La superficie totale des vergers de manguiers est estimée à 33 700 ha en 2011 pour l’ensemble du pays contre seulement 12 250 ha en 2008, toute chose qui dénote incontestablement un regain d’intérêt pour la filière.

Mais ces performances enregistrées sur le maillon de la production sont aussi redevables aux retombées très positives du Programme d’Appui aux Filières Agro-Sylvo Pastorales (PAFASP) qui, depuis son lancement en 2007, a cofinancé de nombreux projets.

L’Ouest du pays constitue le principal bassin de production de mangues. Les régions des Hauts Bassins et des Cascades concentrent à elles-seules 75% de la production nationale.

Ces dernières années, l’exportation de mangues fraîches vers l’Europe et le Maghreb s’est nettement accrue. Les mangues du Burkina sont également écoulées dans la sous-région, notamment sur les marchés nigérien, ghanéen et ivoirien. Outre les mangues fraîches, le Burkina Faso se positionne de plus en plus comme leader africain de la mangue séché à l’international.

Malgré ce renouveau, des contraintes entravent durement la compétitivité de la mangue burkinabè et ses produits dérivés tant sur le marché national qu’international. Le non-respect des bonnes pratiques de cueillette, de manutention et des techniques de murissement sont préjudiciables à la bonne commercialisation des mangues.

Malgré ces difficultés qui impactent négativement la qualité de la mangue burkinabè, la filière est en plein devenir et, a pour dernier rempart l’accroissement des exportations.

Une synthèse de BAMBIO Z. François, pour investirauburkina.net 

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