Karité | OLVEA Beurre de karité : OLVEA investit plus de 2 milliards F CFA à Bobo

OLVEA Burkina a inauguré sa nouvelle usine de production le mardi 19 avril 2016.

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Production de beurre de karité : OLVEA investit plus de 2 milliards F CFA à Bobo Production de beurre de karité : OLVEA investit plus de 2 milliards F CFA à Bobo

Placée sous la présidence du président du Faso, représenté par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Stéphane Sanou, la cérémonie a connu la présence de diplomates et du PDG du Groupe OLVEA, Arnauld Baudruy, venu spécialement de France.

Située à la sortie Nord de la ville de Bobo-Dioulasso sur la route de Bama, cette nouvelle usine a une capacité de traitement de 12 000 t de noix de karité par an, pour une production de 7 000 tonnes de beurre bio. Elle produira aussi de l’huile de sésame bio, et la transformation de la cire d’abeilles. D’ici 3 ans, plus de 50 000 ruches seront concernées. Et OLVEA s’appuiera sur les apiculteurs burkinabè. Ce qui augure d’une perspective de création d’emplois et de redistribution de revenus à un plus grand nombre de producteurs ruraux. Le ministre Stéphane Sanou, au nom du président du Faso, a salué la création de cette usine qui contribue à la relance économique de Bobo-Dioulasso ». Par souci de respect de l’environnement, elle a été conçue pour être neutre le plus possible, en matière d’atteinte à l’environnement, sans émission de CO2, fonctionnant à l’énergie solaire et par les déchets générés par le traitement de la noix. Le bâtiment administratif a même été conçu pour ne pas avoir besoin de climatiseur. Elle a coûté plus de 2 milliards F CFA, financés sur fonds propres du Groupe OLVEA (France) dont OLVEA Burkina est une filiale. C’est depuis les années 2000 que le Groupe OLVEA a commencé à s’intéresser au beurre de karité, et intervient au Burkina Faso depuis 2006-2007. Aujourd’hui, il travaille avec un réseau de plus de 20 000 partenaires membres coopératives et associations de femmes, pour la collecte des noix de karité. C’est tout un réseau. Une collaboration jugée avantageuse selon Blandine Somé, la représentante des femmes. En effet, « en 6 ans de collaboration, OLVEA nous a toujours proposé des prix d’achat supérieurs à ceux pratiqués sur le marché national. En plus, OLVEA nous a versé plus de 48 millions F CFA de primes », dit-elle. Cinquième produit d’exportation, le beurre de karité, « l’or des femmes », selon le ministre Stéphane Sanou, est la 3ème source de revenus des ménages, d’après une étude réalisée en 2002 par l’Agence nationale pour la promotion des produits forestiers non-ligneux, et citée par Blandine Somé.

Le beurre de karité bio du Burkina Faso est exporté vers l’Europe, l’Asie et l’Amérique. Il jouit d’un bon label. L’Union européenne (UE), avec ses 500 millions de consommateurs, absorbe les « 50 % » du beurre de karité made in Burkina, selon Jean Lamy, l’ambassadeur chef de la délégation de l’UE au Burkina Faso. Si le beurre de karité « made in Burkina » a bonne réputation, c’est aussi en partie grâce à la collaboration avec l’UE qui, à travers une convention cadre, finance l’ABNORM, l’agence nationale de normalisation. C’est elle qui certifie la qualité des produits en vue de leur exportation sur les marchés, où l’on ne « badine » pas avec les normes sanitaires. Ce qui fait dire à l’ambassadeur chef de la délégation de l’UE au Burkina Faso, que les accords entre son institution et le Burkina Faso sont « des accords d’avenir et non une menace ».

Aly KONATE / L'express du Faso

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