Banques | assurance | microfinance Secteur financier burkinabé : une situation saine et globalement stable en 2014

Au Burkina Faso, la situation du secteur financier est restée saine et globalement stable en 2014.

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Photo utilisée à titre d'illustration Photo utilisée à titre d'illustration - Crédit photo : quotidieneconomie.com

Le système bancaire burkinabé est dominé par douze (12) banques dont les cinq plus grandes détiennent plus de 72 % des actifs. Les banques ont affiché une bonne rentabilité en 2014.

Bien que les actifs des banques soient concentrés sur quelques gros emprunteurs (la SOFITEX pour le coton, la SONABHY pour les hydrocarbures, le BTP et quelques importateurs de produits alimentaires), le risque de concentration est assez bien géré par les établissements qui octroient principalement des prêts de court terme.

En dehors du secteur bancaire, le poids relatif des autres institutions financières (assurance, micro-finance), demeure globalement modeste (environ 30 % des actifs financiers). Ces institutions sont l’objet d’une supervision au niveau national.

La performance du secteur financier s’améliore progressivement. La croissance du crédit au secteur privé devrait rester très robuste (15 % en 2014) et cette tendance devrait se poursuivre en 2015 et 2016. Par ailleurs, la part du crédit à l’économie a poursuivi sa progression en passant de 21 % du PIB en 2012 à près de 27 % en 2014. Toutefois, avec la crise insurrectionnelle survenue au dernier semestre de 2014, entrainant le gel d’une partie des dépenses d’investissement, des risques de répercussions sur les contrats des banques avec le secteur privé existent.

Malgré une amélioration progressive de la performance, la contrainte en matière d’accès aux services financiers demeure un défi important pour le pays.

Dans l’édition 2015 du rapport Doing Business, l’étendue du crédit est cotée à 0 sur une échelle allant de 0 à 6 contre 2 points pour la moyenne des pays de l’Afrique au sud du Sahara. Le Burkina Faso  occupe le 131e rang sur 189 économies classées en ce qui concerne l’accès au crédit. Cette situation est également confirmée par le rapport 2013 sur la compétitivité en Afrique dans lequel le Burkina Faso avait obtenu la note de 3.2 sur une échelle allant de 1 à 7.

Tout compte fait, la situation du secteur financier s’améliore progressivement et les PMI/PMI sont l’objet de plus d’attention de la part des banques dont les offres sont de plus en plus innovantes.

BAMBIO Z. François, pour investirauburkina.net

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