Mines Le secteur minier burkinabè miné par la mal-gouvernance (rapport)

Mal-gouverance dans le secteur minier au Burkina faso.

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Le secteur minier burkinabè miné par la mal-gouvernance (rapport)

Le Réseau africain de journalistes pour l’intégrité et la transparence Burkina Faso (RAJIT-BF) vient de rendre public, son dernier rapport sur l’exploitation minière au Burkina Faso. Dans le document, il ressort que l’une des grandes faiblesses de secteur minier burkinabè, reste la mal-gouvernance.

Le contenu du rapport du Réseau africain de journalistes pour l’intégrité et la transparence Burkina Faso (RAJIT-BF) a été rendu public à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse. L’étude dont les résultats sont consignés dans le rapport porte sur « l’indice de gouvernance des ressources naturelles du Burkina Faso ».

Cette étude met en exergue les forces et les faiblesses du mode de gouvernance et de gestion des ressources naturelles au Burkina Faso. Il en ressort que le « talon d’Achille du secteur minier est la gouvernance ».
Le rapport dont Les Echos du Faso a reçu copie montre que pour l’année 2013, par exemple, le Burkina a enregistré une note de 54/100 et se classe 23e sur 59 pays concernés, précisant que «le Burkina Faso a encore du chemin à faire pour rendre son secteur extractif transparent et compétitif».
Selon les animateurs de la conférence de presse, l’indice de gouvernance des ressources a révélé des défaillances en plusieurs points, citant entre autres, des pratiques de divulgation et l’insuffisance de communication sur le secteur minier.

Les nouvelles autorités interpelées

C’est pourquoi, ils ont demandé aux autorités de la transition d’instaurer un nouveau code minier. «Nous interpellons les autorités de la transition sur la nécessité de statuer sur un nouveau code minier. Nous voulons qu’elles prennent des mesures vigoureuses pour que les populations bénéficient des retombés de ce secteur», a déclaré Pierre Tiergou Dabiré, président du RAJIT-BF.
Quatrième pays producteur d’or d’Afrique derrière l’Afrique du Sud, le Ghana et le Mali, le Burkina Faso connaît ces dernières années un boom minier à la faveur d’un code minier adopté en 2003, jugé favorable aux investisseurs.
Selon les estimations, l’exploitation industrielle de l’or a rapporté au Trésor public, plus de 190 milliards de francs CFA en 2013, pour une production de 32 tonnes d’or. Les réserves d’or sont estimées à plus de 800 tonnes.
Malgré ses potentiels miniers, plus de 46 % des 17 millions d’habitants du Burkina Faso, pays enclavé au cœur de l’Afrique de l’Ouest, vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Ces derniers temps, l’on assiste à des protestations (incendies, saccages, grèves) sur les sites minier en exploitation ou en voie de l’être.

 

Alex KONE
Pour les Echos du Faso

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