Assurer la connectivité intérieure pour intégrer les marchés

Accélérer le désenclavement pour améliorer les transports et renforcer la sécurité routière.

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Photo utilisée à titre d'illustration Photo utilisée à titre d'illustration - Crédit photo : jeuneafrique.com

Telle est la vision stratégique fixée par le Gouvernement burkinabé pour faciliter la mobilité des personnes, des biens et des services indispensables à l’essor économique du pays d'ici à l'horizon 2020.

C’est pourquoi, le Gouvernement burkinabé s’attèlera à engager des actions fortes dans les différents maillons de ce secteur dont l’inefficacité a une influence négative sur la compétitivité de l’économie nationale et sur les conditions de vie des populations.

En matière de transport routier interurbain et international, la politique du Gouvernement vise d’une part, à assurer la connectivité intérieure pour intégrer les marchés et d’autre part,à désenclaver le pays pour réduire les coûts de production et accroître la compétitivité de l’économie. Pour ce faire, il s’agira de travailler à :

  • la consolidation et le développement du réseau ainsi que l’amélioration de la Gestion du patrimoine routier ;
  • l’amélioration des conditions de transit sur les principaux corridors desservant le Burkina Faso ;
  • l’amélioration continue des services de transport et le renforcement de la compétitivité de l’industrie du transport routier de personnes et de marchandises ;
  • la mise à niveau et le désenclavement des infrastructures de transport rural ainsique l’amélioration de l’accès de populations aux moyens intermédiaires de transport.

Ainsi, le Gouvernement réalisera dans les 5 prochaines années, 5 000 Km de pistes rurales, dont 1000 km dès 2016, en privilégiant les zones de production enclavées.Il engagera également un vaste et ambitieux programme de bitumage couvrant 2850 Km.

Les projets routiers dont le financement est acquis et qui démarreront en 2016 sont les suivants :

  • Travaux de construction et de bitumage de la route kongoussi-Djibo (96km) : 21 milliards ;
  • Travaux de construction et de bitumage de la route Dédougou – Tougan (91 km) : 20 milliards ;
  • Travaux de construction et de bitumage de la route RN21 Didyr – Toma – Tougan (84 km) : 24 milliards ;
  • Travaux de réhabilitation de la route RN4 Koupèla – Goughin (34 km) : 14,5 milliards ;
  • Travaux de construction et de bitumage de la RN17 entre Guiba et Garango (72 km) : 26 milliards ;
  • Travaux d’aménagement et de bitumage de la route Kantchari – Diapaga – Tansarga – Frontière du Benin (140 km) : 41 milliards ;

Par ailleurs, le Gouvernement a déjà acquis les financements pour :

  • les études de bitumage de la route RN11 Orodara-Banfora – Sidéradougou – Batié-frontière Cote d’Ivoire (365 km) : 929 millions ;
  • les études des routes Batié – Boussoukoula - Frontière Cote d’Ivoire (28 km) : 96 millions ;
  • les études des travaux de bitumage de la route Djibo – Dori (195 km) : 320 millions ;
  • les études de la route regionaleDandé – Kourouma – N’Dorola- Temètemèsso – frontière du Mali (120 km) : 550 millions ;
  • les études des travaux de bitumage de la route Boulsa – Sapaga (50 km) : 140 millions ;
  • les études de faisabilité des travaux de construction et de bitumage de la RN17 Tenkodogo –Ouargaye – Sangha – Frontière du togo (110 km) : 275 millions ;
  • les études de faisabilité des travaux de construction et de bitumage de la RN18 Fada –Pama – Tindangou – Frontière du Benin (148 km) : 450 millions ;
  • les études des travaux de bitumage de la liaison routière RN20 (Ouessa – Léo) – RN25 (Nebou – Pô – Zabré – Bittou) : 880 millions ;
  • les études de la route Diapaga – Namounou – Arli – Frontière du Togo (205) : 430 millions ;
  • Etudes de construction et de bitumage de la RN29 Manga – Zabré – Zoaga – Frontière du Ghana (104 km) et des travaux de réhabilitation des routes départementales N°30 Dindéogo – Zonsé (9 km) et régionale N°9 Bagré – Dindéogo (40 km) : 200 millions.

Les projets dont les études techniques sont avancées et les financements en cours de négociation, sont au nombre de vingt pour un montant global estimé à 465 milliards. Pour doter notre pays d’infrastructures routières modernes et durables, et fluidifier le trafic routier international, l’Etat entreprendra au cours de l’année 2016 dans le cadre d’un partenariat public–privé la construction de l’autoroute Ouaga–frontière de la Côte d’Ivoire.

Dans le cadre de la politique de désenclavement du pays, les études techniques seront lancées et les financements appropriés recherchés en vue de la construction des autoroutes ci-après :

  • Ouaga – frontière du Ghana,
  • Ouaga – frontière du Benin,
  • Ouaga – frontière du Togo,
  • Ouaga – frontière du Niger,
  • Bobo – frontière du Mali.

Le Gouvernement mettra un accent particulier sur l’amélioration du transport urbain dans les deux villes principales que sont Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et dans les villes moyennes, pourmieux répondre aux attentes des citadins,notamment de la frange jeune (élèves, étudiants), des personnes âgées et des personnes vivant avec un handicap.

Singulièrement pour les deux capitales politique et économique, la fluidité du transport sera assurée à travers :

  • le renforcement des actions de mise à niveau, d’entretien et d’extension du réseau routier urbain ;
  • le parachèvement du projet « échangeur du Nord » et la mise en œuvre du projet de construction de l’échangeur « rond-point de la Place NabaWobgo » en liaison avec le déplacement des activités de l’aéroport de Ouaga à Donsin ;
  • la construction de 2 échangeurs dans la ville de Bobo-Dioulasso ;
  • la réalisation d’une étude de faisabilité de la construction d’une ligne de TRAMWAY à Ouagadougou ;
  • et le renforcement des capacités de la SOTRACO.

Concernant la sécurité routière, des actions seront engagées pour l’introduction du code de la route dans les programmes d’éducation à la base.
Aussi, les missions et moyens d’action de l’Office National de la Sécurité Routière (ONASER) seront renforcés ainsi que le soutien à l’action des associations qui œuvrent dans ce domaine.

Par ailleurs, une campagne de communication, d’information et de sensibilisation des acteurs et des usagers sera mise en œuvre. Le Gouvernement veillera à la stricte application de la réglementation sur la circulation routière.

S’agissant du transport ferroviaire, le Gouvernement travaillera à l’amélioration des performances du système actuel et à l’extension du réseau,notamment :

  • la ligne Kaya-Tambao ;
  • et la contribution à la réalisation effective du projet intégrateur de la Boucle ferroviaire AFRICA RAIL : Abidjan-Ouagadougou-Dori-Tambao-Niamey-Parakou-Cotonou-Lomé-Bobo-Bamako-Dakar.

Enfin, à propos du transport aérien, l’ambition du Gouvernement est d’améliorer la qualité des services aéroportuaires, de réduire leurs coûts et d’accroître ladesserte de l’Afrique et du reste du monde. A ce titre, les actions de développement et de mise aux normes des infrastructures aéroportuaires se poursuivront avec :

  • la construction du nouvel aéroport de Donsin ;
  • et l’élaboration d’un schéma directeur de développement des aérodromes, en conformité avec la réglementation à l’échelon régional.

Par ailleurs, la desserte aérienne sera renforcée par l’accroissement du nombre de compagnies aériennes desservant nos aéroports et l’augmentation du volume de trafic de 500 000 à 800 000 passagers.
Des mesures incitatives seront prises en vue de la création d’une compagnie nationale pour une desserte journalière à partir de Bobo-Dioulasso.

Extrait  de la "Déclaration de politique générale de Premier Ministre burkinabé Paul Kaba Thiéba" du 05 février 2016

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