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Projet de recensement fiscal : Les agents recenseurs ne sont pas d’accord avec la rémunération fixée

Dans le cadre du projet de recensement fiscal 2018 initié par la Direction générale des impôts (DGI), le cabinet IBG a été retenu pour la mise en œuvre dudit projet.

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Projet de recensement fiscal : Les agents recenseurs ne sont pas d’accord avec la rémunération fixée

Pour ce faire, ce cabinet privé a procédé au recrutement de plusieurs enquêteurs et des modalités salariales ont été définies. Jugeant la rémunération insuffisante, les enquêteurs ont sollicité la clémence et la diligence du cabinet afin que soit revu à la hausse le traitement salarial. Contre toute attente, les enquêteurs reçoivent une correspondance fixant à 6 000 F CFA le salaire journalier. Ce mardi 27 novembre 2018, ils ont exprimé leur mécontentement devant les locaux de la DGI, à Ouagadougou.

Pour la réalisation du projet de recensement fiscal, la Direction générale des impôts (DGI) a saisi le cabinet IBG, spécialisé dans les enquêtes et recensements. Ce cabinet, à son tour, a procédé au recrutement de consultants. Ces consultants ont pour mission de participer au recensement général des contribuables, à la maîtrise d’ouvrage informatique, à la définition d’une architecture et d’une stratégie d’intégration des systèmes et à la relecture du Code général des impôts.
Le groupe de manifestants est composé essentiellement d’étudiants dont le niveau minimum est le DEUG II.

Lors d’une séance d’information et de prise de contact le jeudi 22 novembre 2018 à l’ENAREF, le cabinet IBG avait écouté les doléances posées par les recenseurs concernant « la méthodologie de travail, les consignes de sécurité (…), le contrat de travail ».

A cette rencontre, les recenseurs ont demandé que soit revu à la hausse le traitement salarial. Mais à leur grande surprise, la direction générale d’IBG a fixé les conditions comme suit : « Salaires fixés à la journée : 6 000 F CFA pour chaque jour de travail définis comme suit : 5 500 F CFA pour la prime journalière et 500 F CFA pour le carburant journalier ». Pourtant, les agents recenseurs s’attendaient à « 15 000 ou 20 000 F CFA », selon le leader du groupe. Ils ont donc décidé de saisir l’administration de la DGI.

Malheureusement, le directeur général des impôts était absent. Ils se sont retrouvés face au directeur des ressources humaines, Justin Yonli. Les manifestants n’ont pas caché leur intention d’abandonner le travail, si la rémunération devait rester telle. Pour Justin Yonli, ce recrutement est nouveau pour lui. « Je viens d’être informé par ma fille qu’il y a un recrutement en l’espèce », a-t-il laissé entendre. Toutefois, il a pris acte de leurs revendications et entend transmettre les doléances au directeur général parti en voyage.

En attendant, les enquêteurs entendent poursuivre les négociations pour l’amélioration de leurs conditions de travail.

Edouard K. Samboe
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Lefaso.net

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