Gaz Difficultés d'acquisition du gaz butane à Ouagadougou : Des distributeurs déclinent toute responsabilité

Ces deux derniers mois, les populations de Ouagadougou ont du mal à se ravitailler en gaz butane.

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Difficultés d'acquisition du gaz butane à Ouagadougou : Des distributeurs déclinent toute responsabilité
Les consommateurs ont toujours une bouteille de gaz attachée à leur engin à deux roues ou dans le coffre de leur voiture, espérant trouver un endroit où ils pourront s'approvisionner. Mais hélas, très peu trouvent la caverne d'Ali Baba. Des individus profitent de cette situation pour se faire plus de sous. Une équipe de votre journal a décidé de sillonner la ville pour comprendre.

En ces temps de grand froid, il est difficile de chauffer ou de se réchauffer, puisqu'il est difficile de se procurer du gaz butane. Un peu partout dans la ville, dans les points de vente des bouteilles de gaz, on voit à tout moment, des files interminables de consommateurs qui cherchent à se ravitailler en gaz butane. Pas de pénurie, mais difficile de se procurer du gaz. Comment expliquer cette situation, alors ? «Nous n'avons aucun problème à notre niveau», a déclaré le gérant de la station Total 1200 logements, Koné Oumar. Il pense plutôt que le problème est lié à cette période de fraîcheur qui a entraîné un changement des habitudes des populations. Selon Oumar Koné, certaines personnes qui se lavaient à l'eau froide ont viré à la chaude. De ce fait, la consommation de gaz des ménages a augmenté considérablement. La bouteille de 12 kg qui durait un mois dans certains ménages, fait actuellement 2 semaines. A en croire M. Koné, sa structure a récemment injecté 34 000 bouteilles neuves dans le circuit, mais la demande reste forte. «Hier mardi, on m'a livré 200 bouteilles, mais aujourd'hui, je n'ai plus de bouteilles pleines», a-t-il mentionné. Sa collègue de la station de Koulouba, n'a aucune explication. «Le gaz ne dure pas plus d'une demi-journée dans ma station», a-t-elle expliqué. Elle a affirmé que très souvent, le camion de livraison arrive avec un cortège de clients. La gérante précise qu'il n'y a aucun problème de livraison, car tous les deux jours, elle reçoit sa commande. Les prix de vente dans les stations Total n'ont pas changé. La bouteille de 12 kg coûte cinq mille francs CFA et celle de 6 kg, 2 000 francs CFA.

La surenchère s'y est ajoutée

Ce n'est pas une pénurie, mais un problème d'emplissage des bouteilles. C'est aussi, une des explications données çà et là, pour justifier cette situation. L'occasion faisant le larron, des revendeurs qui font dans le secteur informel, explique un agent de la SODIGAZ, ont opté pour la surenchère, alors que les prix du gaz n'ont pas bougé d'un iota. En effet, ces temps-ci, ceux qui ne veulent pas prendre le rang, afin de se procurer le combustible, sont obligés aussi, de payer le prix fort. C'est ainsi que ceux qui estiment qu'ils ne peuvent pas patienter, en attendant leur tour, préfèrent payer plus qu'il n'en faut chez des commerçants. A titre illustratif, la bouteille de 6 kg se vend à 2 500 F CFA et celle de 12 kg, à 6 000 F CFA chez le revendeur informel. Autrement dit, c'est une augmentation de 500 et de 1 000 F CFA, respectivement pour les deux catégories de bouteilles.

Aline Ariane BAMOUNI

Pélagie OUEDRAOGO

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