caves | marché | Vins Vins : un marché en plein essor

Selon les statistiques des échanges commerciaux, le Burkina a consacré une bagatelle d’ 1 milliard 997 millions de FCFA en 2012 à l’importation de vins, contre 1 milliard 559 millions en 2011, soit une progression de 20 %.

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Photo utilisée à titre d'illustration Photo utilisée à titre d'illustration - Crédit photo : pixabay.com

Sur la période allant de 2003 à 2012, la valeur des importations de vins a connu une augmentation annuelle moyenne de 12%. Selon la Rédaction de investirauburkina.net, en attendant la disponibilité de chiffres, si cette tendance se maintient, la valeur de ces importations pourrait atteindre 2 milliards 237 millions et 2 milliards 505 millions, respectivement pour les années 2013 et 2014.

Le marché des vins burkinabè est incontestablement en plein essor et pourrait dans les années à venir peser plusieurs milliards de FCFA.

Les professionnels du vin sont de plus en plus nombreux et les caves à vins prolifèrent avec une célérité qui laisse augurer d’un lendemain très prometteur pour ce business. Ces dernières années, le Burkina Faso est devenu un important débouché pour le vin français, notamment le vin bordelais. Figurent également sur l’échiquier des vins de marque, ceux d’Espagne et d’Afrique du Sud.

Pour le moment, le marché burkinabè des vins est un oligopole dominé par quelques cavistes de renom ayant déjà à leur actif plus de 15 ans d’expérience. Parmi ces géants du vin, le Paradis des meilleurs vins occupe une bonne place. Cette cave s’est bâtie une notoriété qui va au-delà des frontières du Burkina Faso et, a même lancé sa propre marque de vin dénommé « Vin Djongo », élaboré par des sommeliers français pour s’accorder avec les mets africains.

Figure également sur le listing des incontournables du vin au Burkina Faso, la Grande cave, la Cave de Petit Paris et la Cave Salsifis, reconnues pour leur savoir-faire et leur professionnalisme.

A côté de ces professionnels déjà bien lotis, les chaînes de supermarchés Marina Market et celles du Groupe SCIMAS proposent une vaste gamme de vins qui attirent des foules à l’approche des fêtes de fin d’année.

Vu le goût prononcé des burkinabè pour le vin ces dernières années, de petites caves se sont érigées ça et là dans les grandes villes du pays et proposent des vins pour amateurs à des prix parfois en deçà de 1500 FCFA. Ces cavistes, parfois de fortune, vendent des vins estampillés de marques tout azimut dont l’authenticité est même souvent douteuse.

Tout compte fait, le marché burkinabè des vins a de beaux jours devant lui car, à Ouagadougou le vin est déjà « tiré ».

BAMBIO Z. François, pour investirauburkina.net

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