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Formation professionnelle et emploi : Le patronat burkinabè pour une adéquation entre l’offre et la demande

Le Conseil national du patronat burkinabè (CNPB) a organisé, le 31 janvier 2017, à Ouagadougou, un atelier sur l’appui au développement de partenariats entre entreprises et structures de formation.

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Formation professionnelle et emploi : Le patronat burkinabè pour une adéquation entre l’offre et la demande

L’objectif de cette rencontre est d’améliorer l’adéquation de l’offre de formation à la demande de compétences des entreprises. Environ 200 participants ont pris part à cette rencontre.

Chaque année, le Burkina enregistre des dizaines de milliers de diplômés qui sortent des différents universités, instituts supérieurs et autres écoles de formation. Mais, ils ne répondent pas toujours aux besoins du marché de l’emploi. Ce, du fait du caractère généraliste et peu professionnalisant du système éducatif burkinabè. Pourtant, il ne peut y avoir une économie performante et compétitive sans les ressources humaines qualifiées et adaptées aux besoins du monde économique.

La mise en place d’un système de formation professionnelle efficace en parfaite adéquation avec les besoins du monde économique constitue la principale gageure pour engager une lutte efficiente contre les phénomènes de chômage et de pauvreté qui sont de plus en plus récurrents. Ainsi, pour favoriser l’insertion socio-professionnelle des jeunes diplômés dans les emplois d’aujourd’hui et les métiers porteurs de demain afin de stimuler la croissance économique et réduire la pauvreté, le gouvernement a mis en place, en 2012, le Programme d’appui à la politique sectorielle d’enseignement et de formation techniques et professionnels (PAPS/EFTP).Ce, avec l’appui de cinq partenaires techniques et financiers.

Améliorer l’adéquation entre l’offre de formation et besoin des entreprises

En tant qu’organisation faitière des employeurs du Burkina, le Conseil national du patronat burkinabè (CNPB) assure le leadership institutionnel du secteur privé et des acteurs économiques dans le dispositif de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle et se positionne comme une agence d’exécution de projets/programmes. C’est dans ce cadre que se tient cet atelier dont l’objectif est d’améliorer l’adéquation de l’offre de formation à la demande de compétences des entreprises. Spécifiquement, il s’agit de :

- impliquer les entreprises et les organisations professionnelles dans la gestion du dispositif de formation ;

- formuler des propositions pour une amélioration de l’adéquation entre les contenus de formation et les besoins de compétences des entreprises ;

- proposer des mesures incitatives visant à favoriser l’accueil des stagiaires et des apprenantsau sein des entreprises ;

- proposer aux acteurs du secteur de la formation, des outils de gestion du partenariat entreprises/structures de formation.

Pour une meilleure employabilité des jeunes diplômés

Cet atelier réunit 200 participants composés de représentants de structures de formation, de chefs d’entreprises, de représentants d’organisations professionnelles, des chambres consulaires, des structures d’appui au secteur privé et des gestionnaires de ressources humaines, ainsi que des partenaires techniques et financiers. « Le secteur privé burkinabè est confronté à plusieurs contraintes et difficultés dont le faible niveau de développement du capital humain. L’investissement dans le capital humain est une impérieuse nécessité pour le développement du secteur privé dont il est attendu la création d’emplois décents et des richesses. La présente activité entre dans le cadre de la convention de financement conclue par le CNPB et le PAPS/EFTP dont les activités visent à améliorer l’adéquation de l’offre de formation à la demande de compétences des entreprises et partant une meilleure employabilité des jeunes », a expliqué Harouna Togoyeni, le porte-parole du CNPB.

Pour Issa Compaoré, le président de la commission « Emploi, Education, formation du CNPB, le monde des affaires va jouer pleinement sa partition car « la question de l’insertion professionnelle dépasse le cadre de l’Etat seul ».Jean-Bernard Dubois, directeur de la coopération suisse au Burkina, par ailleurs chef de file des PTF, a réaffirmé « l’engagement des PTF pour accompagner la formation professionnelle ».

Salam Ouédraogo, conseiller technique du ministre de la jeunesse, de l’emploi, de la formation et de l’insertion professionnelle a salué « le CNPB pour l’intérêt qu’il porte à l’implication du secteur privé dans la formation en général et en particulier à la problématique du partenariat entre les structures de formation et les entreprises ».

Moussa Diallo
Lefaso.net

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