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Le riz fait indéniablement partie des céréales les plus consommées au Burkina Faso.

La demande nationale en riz reste couverte à plus de 60% par les importations. Le marché du riz est en constante croissance du fait du boom démographique, des modes de consommation et de l’urbanisation galopante.

Suite à la libéralisation du marché du riz au Burkina Faso en 1996 avec la liquidation de la Caisse générale de péréquation (CGP) qui avait le monopole de l’importation du riz, de nombreux opérateurs privés sont entrés sur le marché.  Dès 1997 déjà, s’est trouvée sur le marché une pléthore de qualité de riz importé de différents pays.

Aujourd’hui, le commerce du riz constitue incontestablement un vaste marché pour les importateurs, grossistes, demi-grossistes et détaillants de riz. 

La facture prévisionnel des importations de riz s'établit à 107 milliards de F.CFA à l’horizon 2025 (DGESS/MAAH, 2016).

Prix du riz à Ouagadougou

Riz importé

Le riz importé est vendu au Burkina Faso sous deux (2) formes: le riz brisure et le riz long grain.

Le prix  HTVA du sac  de 50 kg de riz brisure oscille entre 20.000 F.CFA et 25.000 FCFA. Pour ce qui est du sac de 50 kg de riz long grain, le prix du varie entre 18.000 FCFA et 25.000 FCFA.

Pour ce qui est du prix HTVA du sac de 25 kg de riz brisure, le prix varie entre 10 500 F.CFA et 12 000 F.CFA. Pour le riz long grain, le prix oscille entre 9 000 F.CFA et 13 000 F.CFA.

Riz du Burkina Faso

Le prix HTVA du riz produit au Burkina varie entre 8 750  F.CFA et 12 500 F.CFA pour le sac de 25 kg et entre 17 500 F.CFA et  22 000 F.CFA pour le sac de 50 kg.

Un riz local diversement apprécié

Le riz produit au Burkina Faso reste diversement apprécié par le consommateur.

Une étude de la Direction générale des études et des statistiques sectorielles (DGESS), structure du ministère de l’agriculture et des aménagements hydrauliques, datant de mars 2017, relève les facteurs limitant la commercialisation du riz local. 

Au nombre des facteurs limitant identifiés figurent  entre autre de l’indisponibilité du produit, la présence d’impuretés, le caractère peu gonflant et collant après la cuisson, son goût, son caractère peu tendre, son parfum non attrayant, le grain plus court par rapport à celui du riz importé etc.

A ces facteurs limitant viennent s’ajouter une offre limitée, toute chose qui milite en faveur du riz importé dont le marché demeure florissant.

Les importations de riz

La valeur des importations de riz est passée de 52,15 milliards de FCFA (79 495 000 euros) en 2015 à 69,26 milliards de F.CFA (105 581 000 euros) en 2019, soit une progression de 32% en l’espace de quatre (4) ans.

La facture des importations a cependant enregistré un évolution sensible sur la période 2017-2018 en passant de 58,58 milliards de F.CFA en 2017 à  80,93 milliards de F.CFA en 2018, soit un bond de plus de 38 % en un an.

La dépense consacrée à l’importation de riz s’est établit à 69,26 milliards de F.CFA en 2019, soit un léger recul de 14 % par rapport à 2018.

Parmi les principaux fournisseurs du Burkina Faso en 2019, l’Inde occupe le premier rang devant la Thaïlande pour la première fois depuis 2015 avec une part de marché de 43,4%.

La Thaïlande, premier fournisseur du Burkina Faso depuis 2015, occupe le deuxième rang en 2019 avec une part de marché de 29,6%.

Myanmar (ex-Birmanie) occupe le troisième rang des pays fournisseurs en 2019 avec une part de marché de 16,7%.

Viennent la Chine (4,5%), le Pakistan (2,3%),  les Etats-Unis d’Amérique (1,3%) et le Viet Nam (1,1%).

Outre ces principaux fournisseurs de riz, le Burkina Faso s’est également approvisionné en 2019 auprès du Brésil, de Taipei et de la Côte d'Ivoire pour des quantités moins importantes.

Le riz importé, un règne sans fin?

Tout compte fait le marché du riz au Burkina Faso restera pendant longtemps tributaire des importations. Le Gouvernement affiche une forte volonté de satisfaire la demande nationale à 100% à l’horizon 2027, mais la réalisation d’un objectif agricole reste sujet à de nombreux aléas vue les nombreuses incertitudes dans le domaine agricole (changements climatiques, pluviométrie, pauvreté des sols etc.).

La Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture (SNDR I) mise en œuvre de 2008 à 2018 prévoyait 842 065 tonnes de riz en 2018.  Bien que le projet ait enregistré des résultats tangibles, le pays n’a produit que 350 392 tonnes en 2018 soit un écart de près de 60 % par rapport à la quantité alors attendue.

Outre ces incertitudes, il faudrait travailler de sorte à résoudre les problèmes limitant la commercialisation du riz du Burkina, de sorte à répondre aux besoins des consommateurs qui ne sont pas tous unanimes sur la qualité du produit.

Pour la Rédaction de Investir au Burkina, le marché burkinabè restera encore longtemps approvisionné par le riz importé.

BAMBIO Z. François, pour Investir au Burkina

Réf.:

  • ITC calculations based on Direction Générale des Douanes statistics since January, 2007.
  • ITC calculations based on UN COMTRADE statistics until January, 2007.
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