En 2014, 30 % du volume global du fret aérien a été acheminé par cargo et 70% par les compagnies de transport de passagers.

Pour l’heure, quatre (4) transporteurs exclusifs de fret se partagent le marché burkinabè.

DHL connue pour son activité Poste, fut la première compagnie aérienne cargo à voler dans le ciel burkinabé dès mars 1999. La compagnie, même si elle ne dessert que trois (3) destinations à partir du Burkina Faso, est la plus fréquente sur la plateforme aéroportuaire de Ouagadougou. Au titre de l’année 2014, elle a acheminé 433 177 kg de fret.

Les compagnies aériennes cargo ne se sont intéressés au marché burkinabé que très récemment. C’est véritablement en 2013, que le marché aérien du fret a pris son élan avec les entrées simultanées de CARGOLUX AIRLINES et TRANSAFRICAINE AIR CARGO.

CARGOLUX AIRLINES, arrivé en avril 2013, domine aujourd’hui le marché loin devant ses concurrents avec 1 531 916 kg acheminés en 2014 et onze (11) destinations desservies. TRANSAFRICAINE AIR CARGO est arrivé sur le marché burkinabè un mois après CARGOLUX. Cette dernière a acheminé 508 443 kg acheminé en 2014 et desservit deux (2) destinations à partir du Burkina Faso.

Cette année, au mois de janvier, EMIRATES SKY CARGO a rejoint la concurrence, ce qui porte à quatre (4) le nombre de compagnies de transport exclusif de fret au Burkina Faso. Ce monstre du ciel, qui est présent une fois par semaine à Ouagadougou, dessert le trajet Dubaï-Ouagadougou-Dakar-Francfort-Dubaï. La compagnie, déjà nantie d’une grande expérience, dessert au total, en plus de Ouagadougou, 26 points africains et est maintenant présente dans 81 pays à travers le monde.

Avec ce sang neuf, la concurrence va en se renforçant. Le marché du fret reprendra sans doute des couleurs d’ici à la fin 2015.

Pour l’heure, aucun cargo ne dessert Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays. Le fret acheminé sur Bobo-Dioulasso l’est par le biais des compagnies aériennes de transport de passagers, notamment Air-Burkina Sa et Colombes Airlines.

Une synthèse de BAMBIO Z.François, pour investirauburkina.com