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La production de miel en Afrique représente environ 10% de la production mondiale. Les cinq (5) plus grands producteurs de miel du continent sont l’Ethiopie, Tanzanie, le Kenya, l’Angola et la République Centrafricaine

Au Burkina Faso, l’apiculture est une filière jeune, en plein devenir.

L’activité de production de miel, malgré un démarrage tardif, figure déjà en bonne place parmi les niches rentables du pays.

La filière apicole est en pleine croissance au Burkina Faso du fait de la demande de plus en plus croissante des produits de ruche. Avec une production annuelle moyenne de 500 tonnes de miel pour un revenu annuel moyen de 1,5 milliards de F.CFA sur la période 2011-2015, la production de miel a atteint plus de 1000 tonnes en 2018 pour un revenu de plus de 2,6 milliards de F.CFA.

Les acteurs de la filière apicole sont de plus en plus nombreux, ce qui impulse une dynamique nouvelle à la production de miel au Burkina Faso.  Selon un rapport du ministère burkinabè en charge des ressources animales, datant de mars 2019, le pays compte 16 261 apiculteurs dont 5 802 apiculteurs individuels  et 10 459 réunis au sein de  217 structures associatives.

En plus de la production, certaines structures sont actives sur les maillons de la transformation et de la commercialisation de miel.

Au Burkina Faso, l’activité de production de miel a son épicentre dans la région du plateau centrale qui compte à elle-seule 4146 apiculteurs.

Pour l’heure, la production de miel au Burkina Faso est dans la plupart des cas une activité secondaire. Seulement 4,1% des apiculteurs n’évoluant pas au sein de structures associatives, pratiquent l'apiculture en tant qu’activité principale.

On dénombre 132 057 ruches sur l’ensemble du territoire dont 82,3% de ruches traditionnels (construites à base de matériaux locaux (paille, tronc d’arbre, raphia, poterie) et 17,7% de ruches modernes.  

16,4% des apiculteurs sont également des fournisseurs de cire, un sous-produit du miel utilisé dans la fabrication de bougies, de savons, de pommades etc.

La quasi-totalité du miel produit est consommé au Burkina Faso. Seulement une infime partie est exporté vers les pays voisins notamment le Ghana, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Maroc et hors d’Afrique (France, Belgique, Suisse, Canada, USA).

Au total, 24 mielleries dont 21 appartenant à des structures associatives ont été recensées sur l’ensemble du territoire national. Environ 2000 personnes sont mobilisées dans ces mielleries.

Parmi les mielleries recensées de juin à juillet 2018 par le ministère en charge des ressources animales, seulement 14 disposent d’agréments. La majorité des mielleries recensées ne disposent pas de locaux appropriés et de matériels adéquats. Les mielleries qui répondent aux normes de production sont principalement des mielleries Wendpuiré, Selintaaba et ONG Apil.  

En 2004, les apiculteurs burkinabè, avec le soutien de l’Etat, se sont organisés pour une meilleure promotion de la filière. Une faîtière dénommée Union Nationale des Apiculteurs du Burkina Faso (UNABF) a alors été mise en place. De nos jours, l’UNABF a évolué vers l’interprofession miel qui a été constituée en 2017.

Dans le souci d'apporter plus de soutien à la filière, le Gouvernement a créé en 2016 un Secrétariat Technique de l’Apiculture (STA) qui a pour mission de promouvoir la filière apicole pour un développement véritable.

Pour améliorer la compétitivité du miel burkinabè, les acteurs ont initié avec la représentation de l’Union Européenne des activités pour une certification du miel en vue de son exportation vers les pays membres de l’Union Européenne. Ainsi depuis février 2018 le Burkina Faso figure sur la liste des pays exportateurs de miel vers l’Union européenne.

L’une des contraintes majeures de la filière reste cependant la méconnaissance des techniques modernes de production inhérente au manque de formation des acteurs. Plus de 63% des apiculteurs sont des analphabètes.

Le manque d’accompagnement financier constitue pour plusieurs apiculteurs un autre goulot d’étranglement. Le matériel moderne (ruches modernes, combinaison, bottes, gangs, enfumoir, seau de récolte, lève cadre, brosse etc.) de producteur de miel a un coût onéreux.

Le principal défi reste la modernisation de la production, la professionnalisation des acteurs et le maintien de la qualité du miel burkinabè en vue de créer plus de valeur à l’exportation.

Tout comme fait la production de miel au Burkina Faso constitue déjà une niche rentable, le marché local du miel étant en croissance.

BAMBIO Z François, pour Investir au Burkina

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